Three Poems

 

I.  Nomade by Pierre Reverdy

pierrereverdy

La porte qui ne s’ouvre pas

nomadpoem

La main qui passe

Au loin un verre qui se casse

La lampe fume

Les étincelles qui s’allument

Le ciel est plus noir

Sur les toits

Quelques animaux

Sans leur ombre

Un regard

Une tache sombre

La maison où l’on n’entre pas

—–

II. Do You Remember Once… by Alan Seeger (not the entire poem)

alanseeger2

Do you remember once, in Paris of glad faces,

The night we wandered off under the third moon’s rays

And, leaving far behind bright streets and busy places,

Stood where the Seine flowed down between its quiet quais?

If I have wept, it was because, forsaken,

I felt perhaps more poignantly than some

The blank eternity from which we waken

And all the blank eternity to come.

—–

mdv3

III. Les Roses de Saadi by Marceline Desbordes-Valmore

J’ai voulu ce matin te rapporter des roses ; 
Mais j’en avais tant pris dans mes ceintures closes 
Que les noeuds trop serrés n’ont pu les contenir.

Les noeuds ont éclaté. Les roses envolées 
Dans le vent, à la mer s’en sont toutes allées. 
Elles ont suivi l’eau pour ne plus revenir.

La vague en a paru rouge et comme enflammée. 
Ce soir, ma robe en est toute embaumée. 
Respires-en sur moi l’odorant souvenir.

—–

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